Borne de recharge en HLM : le guide 2026 pour les bailleurs sociaux et leurs locataires

Loi, solutions, coûts et aides 2026 pour équiper un parking HLM en bornes de recharge.

Kevin Liorzou
October 21, 2026
•
10 minutes
Partager l’article

Vos locataires passent à l'électrique, et la plupart n'ont aucun endroit où recharger. Avec la progression des véhicules électriques et le développement de dispositifs comme le leasing social, les besoins de recharge à domicile vont continuer à augmenter. Pour les bailleurs sociaux, anticiper cette évolution devient un enjeu concret : répondre aux attentes des résidents, adapter les parkings et préparer le parc immobilier aux nouvelles mobilités.

Mais comment équiper les parkings d'une résidence HLM ? Qui doit prendre en charge les travaux ? Quelles sont les obligations légales du bailleur et les solutions de financement disponibles ? Entre le droit à la prise, l'installation d'une infrastructure collective et le recours à un tiers-investisseur, plusieurs options existent, avec des implications différentes en matière de coûts, de gestion et de mise en œuvre.

Ce guide s'adresse d'abord aux bailleurs sociaux, qui décident de l'équipement des parkings, puis aux locataires HLM, qui veulent savoir à quoi ils ont droit. Vous y trouverez le cadre légal propre au logement social, un comparatif des quatre solutions possibles, deux budgets chiffrés, les aides 2026 et une méthode en six étapes compatible avec la commande publique. Nous détaillons également les dispositifs de financement, les démarches à anticiper et les critères à prendre en compte pour choisir une solution adaptée à votre patrimoine.

Et si vous voulez aller droit au but, découvrez comment équiper le parc de votre patrimoine social sans mobiliser vos fonds propres.

À retenir

  • En HLM, deux voies coexistent : le droit à la prise, à l'initiative et aux frais du locataire, et l'infrastructure collective, à l'initiative du bailleur et finançable sans reste à charge.
  • Le bailleur a 3 mois pour s'opposer à une demande individuelle, et seulement pour un motif sérieux et légitime, dont l'existence d'un projet collectif.
  • En pleine propriété, pas d'assemblée générale : le bailleur décide seul, dans le cadre de la commande publique. Dans une résidence mixte où il détient des lots en copropriété, l'infrastructure doit en revanche être votée en AG.
  • Advenir finance jusqu'à 50 % de l'infrastructure collective, dans la limite de 12 500 € HT par parking de 100 places, plus jusqu'à 8 000 € HT pour les travaux extérieurs (barème du 1er avril 2026).
  • Avec un tiers-investisseur comme Logivolt (Caisse des Dépôts), le reste à charge du bailleur tombe à 0 € : seuls les locataires qui se raccordent paient.
  • Le parc social décroche : plusieurs dizaines de locataires HLM sollicitent Amperus chaque mois pour une borne, alors que les projets portés par les bailleurs restent rares. En août 2026, 38,8 % des voitures neuves vendues étaient 100 % électriques.

Sommaire

  1. Pourquoi la question de la recharge en HLM ne peut plus attendre
  2. Que dit la loi pour les bailleurs sociaux ?
  3. Le droit à la prise en logement social : ce qui change par rapport à la copropriété
  4. Les solutions pour équiper un parc HLM : comparatif
  5. Le cas particulier des parkings extérieurs et des places non attitrées
  6. Combien ça coûte, et qui paie ?
  7. Lancer un projet IRVE quand on est bailleur social : les 6 étapes
  8. Les 5 erreurs qui font échouer un projet de recharge en HLM

Pourquoi la question de la recharge en HLM ne peut plus attendre

Le développement de la voiture électrique transforme progressivement les besoins de mobilité des locataires. Avec plus de 2 millions de voitures 100 % électriques sur les routes françaises et le déploiement du leasing social, de plus en plus de ménages peuvent désormais accéder à un véhicule électrique.

Mais une question reste entière : comment recharger sa voiture lorsque l'on habite un logement social et que son parking n'est pas équipé ?

Pour les bailleurs sociaux, l'enjeu est de taille. Anticiper les besoins de recharge, c'est accompagner l'évolution des usages, répondre aux attentes des locataires et préparer son parc immobilier à l'électrification des mobilités.

5,4 millions de logements sociaux : un potentiel important pour la recharge électrique

La France compte 5,4 millions de logements locatifs sociaux (SDES, au 1er janvier 2024). Le parc social représente 16 % des logements du pays et se compose à 84 % de bâtiments collectifs (dossier de presse du plan d'électrification, avril 2026).

Avec une telle proportion de logements collectifs, le parc social représente un potentiel important pour le déploiement de solutions de recharge sur les parkings résidentiels.

Chez Amperus, nous constatons sur le terrain un décalage entre l'habitat collectif privé et le parc social. Alors que les copropriétés accélèrent leur équipement, de nombreuses résidences HLM restent encore dépourvues de solutions de recharge.

Les demandes des locataires témoignent pourtant de besoins bien réels : chaque mois, plusieurs dizaines d'entre eux nous contactent pour savoir comment installer une borne sur leur place de stationnement. Faute de projet collectif porté par leur bailleur, ils doivent souvent envisager une démarche individuelle au titre du droit à la prise.

Pour les bailleurs, anticiper ces demandes permettrait de proposer une réponse collective, plus structurée et adaptée aux besoins des résidents.

Leasing social : pourquoi les besoins de recharge des locataires vont augmenter

La troisième édition de la location sociale de véhicules électriques a ouvert le 16 juillet 2026. Elle vise à permettre à 50 000 ménages modestes supplémentaires d'accéder à une voiture électrique neuve, avec un loyer plafonné à 200 € par mois et au moins 25 % des offres à 140 € maximum. Le dispositif cible notamment les actifs modestes qui utilisent leur véhicule pour leurs déplacements professionnels.

Ce profil recoupe en partie celui des locataires du parc social. À mesure que ces ménages accèdent à une voiture électrique, la question de la recharge à domicile devient incontournable, en particulier dans les résidences équipées de parkings collectifs.

Pour les bailleurs sociaux, anticiper cette évolution dès maintenant permet de passer d'une gestion des demandes au cas par cas à une véritable stratégie d'équipement du parc. L'objectif : faciliter le quotidien des locataires tout en évitant de multiplier les démarches individuelles et les installations dispersées.

Ce que prévoit le plan d'électrification pour le résidentiel collectif

Le plan d'électrification présenté en avril 2026 annonce que le programme Advenir sera réabondé au cours de l'année 2026, avec une visibilité portée à 2030 et un soutien prioritaire au résidentiel collectif. Une prolongation du programme a également été annoncée.

Un point de vigilance demeure : les annonces gouvernementales et les dispositions réglementaires effectivement entrées en vigueur ne doivent pas être confondues. Les conditions d'éligibilité et les montants des aides doivent donc être vérifiés au moment du montage de chaque projet.

Le tiers-financement constitue un autre levier pour faciliter le déploiement de la recharge. Des solutions comme celle proposée par Logivolt permettent de financer l'infrastructure collective sans faire supporter directement son coût initial à la copropriété, selon les conditions du dispositif. Les modalités applicables aux projets de logement social doivent être étudiées au cas par cas.

Pour un bailleur social, l'enjeu ne se limite pas à la mobilité électrique. Il s'inscrit dans une démarche plus large de décarbonation du parc immobilier et d'adaptation aux nouveaux usages des locataires.

Le pré-équipement des parkings permet d'anticiper la demande, de faciliter l'installation progressive de bornes individuelles et de limiter les interventions réalisées au coup par coup. Avec une solution de financement adaptée, il est également possible d'étudier des projets sans mobiliser directement les fonds propres du bailleur pour l'infrastructure collective.

Que dit la loi pour les bailleurs sociaux ?

Un bailleur social n'est pas obligé d'équiper ses parkings existants de bornes. Il doit en revanche pré-équiper les places dans le neuf et en rénovation importante, et il ne peut pas refuser une demande de droit à la prise sans motif sérieux et légitime.

Le pré-équipement obligatoire dans le neuf et la rénovation lourde

Le pré-équipement consiste à installer les chemins de câbles et réserves électriques qui permettront de poser une borne plus tard sans gros travaux. Les règles dépendent de la date du permis de construire :

  • Permis déposés entre janvier 2017 et le 11 mars 2021 : parkings d'au moins 40 places, avec 50 à 75 % des places pré-équipées.
  • Permis déposés depuis le 11 mars 2021 : 100 % des places pré-équipées dans les bâtiments neufs dotés d'un parking d'au moins 10 places.
  • Rénovation importante : même obligation de 100 % à partir de 10 places.

Une grande partie du parc social a été construite bien avant ces textes. Résultat : dans un même patrimoine, les locataires d'une résidence récente disposent d'un parking pré-équipé, alors que ceux d'une résidence plus ancienne n'ont aucune solution. L'égalité de traitement entre locataires est au cœur de la mission d'un bailleur social. L'enjeu n'est donc pas seulement de respecter une obligation sur le neuf : il s'agit de garantir un accès équitable à la recharge sur l'ensemble du parc, en équipant aussi l'existant qui n'a rien prévu. Pour le détail des seuils, consultez les obligations de pré-équipement des immeubles collectifs.

Ce à quoi les bailleurs sociaux ne sont PAS obligés (et pourquoi agir quand même)

L'obligation d'équipement effectif entrée en vigueur le 1er janvier 2025 (au moins un point de recharge par tranche de 20 places) ne concerne que les bâtiments non résidentiels de plus de 20 places. Un parking résidentiel HLM n'y est pas soumis.

Mais l'absence d'obligation n'est pas l'absence de risque. Le vrai risque, c'est la multiplication de demandes individuelles (droit à la prise) que vous ne pourrez ni refuser sans motif, ni gérer correctement une à une. Un projet collectif décidé est précisément ce qui vous permet de répondre à toutes ces demandes avec une seule solution.

Le droit à la prise en logement social : ce qui change par rapport à la copropriété

Le droit à la prise permet à tout occupant d’un immeuble collectif, propriétaire ou locataire, de faire installer à ses frais une borne de recharge sur sa place de stationnement. La borne est raccordée au compteur des parties communes de l’immeuble et équipée d’un dispositif de comptage individuel, afin que chaque utilisateur paie sa propre consommation. Le propriétaire de l’immeuble, en l’occurrence le bailleur, ne peut s’y opposer que pour un motif sérieux et légitime.

Créé par la loi Grenelle II en 2010 et renforcé par la loi d'orientation des mobilités (LOM) en 2019, ce droit figure à l'article L. 113-16 du Code de la construction et de l'habitation. Ses modalités sont précisées par le décret n° 2020-1720 du 24 décembre 2020. Il s'applique aux places intérieures comme aux places extérieures sécurisées.

En logement social, il s'exerce dans un cadre plus simple qu'en copropriété. En pleine propriété, le locataire adresse sa demande directement au bailleur, interlocuteur unique : pas de syndic, pas d'assemblée générale.

La demande du locataire au bailleur, étape par étape

  1. Faire établir le dossier technique par un installateur qualifié IRVE : descriptif des travaux, plan technique et schéma de raccordement.
  2. Envoyer la demande au bailleur par lettre recommandée avec accusé de réception, accompagnée de ces pièces.
  3. Attendre le délai de 3 mois : un bailleur qui veut s'opposer doit saisir le tribunal judiciaire pendant ce délai.
  4. Faire réaliser les travaux si aucune opposition n'a été formée, aux frais du locataire.

Le mécanisme général est détaillé dans notre article sur le droit à la prise et son cadre légal.

Trois spécificités du logement social changent la donne :

  • Un interlocuteur unique : le bailleur reçoit et instruit toutes les demandes de son patrimoine, sans relais d'un conseil syndical.
  • Pas d'AG en pleine propriété, mais pas partout : dans une résidence mixte, où le bailleur détient des lots aux côtés de copropriétaires, l'infrastructure collective se vote en AG.
  • Des places souvent banalisées : le droit à la prise suppose une place attribuée, intérieure ou extérieure sécurisée. Sur un parking ouvert ou à places non attitrées, seule une solution collective avec des bornes partagées permet de répondre aux locataires.

Les 3 motifs d'opposition recevables pour un bailleur

Le bailleur ne peut s'opposer que pour un motif sérieux et légitime, en saisissant le tribunal judiciaire dans les 3 mois. Trois motifs sont reconnus :

  1. Un projet collectif décidé ou en cours : vous avez décidé d'équiper le parking dans un délai raisonnable.
  2. Une impossibilité technique : puissance indisponible, compteur des parties communes sous-dimensionné, configuration du site.
  3. Le non-respect des normes de sécurité : installation non conforme ou réalisée sans qualification IRVE.

Le premier motif est le plus solide, et le plus utile : il transforme une contrainte juridique en levier de pilotage de votre patrimoine.

Pourquoi le droit à la prise tourne mal à l'échelle d'un parc

Le droit à la prise fonctionne pour une demande isolée. Il ne tient pas à l'échelle d'un patrimoine. Un bailleur ne gère pas 3 demandes, il en gère 300. Les cinq limites que l'on observe en copropriété se multiplient alors par la taille du parc :

  1. Une gestion au cas par cas : chaque demande impose une instruction, une vérification technique et un suivi de travaux. Multipliée par des dizaines de résidences, c'est un poste à temps plein.
  2. Aucun contrôle de conformité par un tiers : sans attestation Consuel systématique, vous portez le risque d'installations hétérogènes réalisées par des électriciens différents.
  3. Un compteur des parties communes vite saturé : il est dimensionné pour l'éclairage et les accès, pas pour plusieurs bornes. La troisième ou quatrième demande devient impossible, et le premier arrivé est le seul servi.
  4. Une refacturation manuelle : l'électricité consommée sur les parties communes doit être isolée puis refacturée, source de contestations sur les charges.
  5. Aucune évolutivité : chaque installation est un îlot. Le jour où le projet collectif arrive, il faut tout reprendre.

Pour le locataire, le droit à la prise coûte aussi plus cher : de 2 000 à 3 500 € selon l'emplacement de la place, contre une borne posée à moindre coût une fois l'infrastructure collective en place.

Les solutions pour équiper un parc HLM : comparatif

Un bailleur social a le choix entre quatre solutions : laisser jouer le droit à la prise, financer lui-même une infrastructure collective, recourir à la solution publique d'Enedis ou passer par un tiers-investisseur. Le tableau ci-dessous les compare sur les six critères qui comptent pour un bailleur.

CritèreDroit à la priseInfrastructure collective autofinancéeSolution publique EnedisInfrastructure collective en tiers-investissement
Qui décideLe locataire, au cas par casLe bailleurLe bailleur, sur demande au gestionnaire de réseauLe bailleur, après consultation des opérateurs
Qui financeLe locataire (borne et raccordement)Le bailleur, avec jusqu'à 50 % d'aide AdvenirEnedis, avec un préfinancement possible de l’infrastructure, remboursé par une quote-part payée par chaque utilisateur, en complément du coût de sa borne et du compteur individuel installé sur sa place de stationnement.Le tiers-investisseur (ex. Logivolt) et Advenir
Qui exploite et maintientLe locataire et son électricienLe bailleur ou un prestataire qu'il mandateEnedis pour le réseau, chaque locataire pour sa borneL'opérateur, pendant toute la durée du contrat
Facturation du locataireÉlectricité prise sur les parties communes, à refacturer à la mainSous-comptage et refacturation à organiserContrat d'électricité individuel, fournisseur au choixFacturation directe par l'opérateur, à la consommation réelle
ÉvolutivitéNulleBonne si 100 % des places sont pré-équipéesBonne, chaque place est raccordableBonne : 100 % des places pré-équipées, borne posée à la demande
Reste à charge bailleur0 €, mais une gestion lourdeAu moins 50 % du coût après AdvenirNul en cas de préfinancement0 € (sous réserve d'éligibilité)

Comparatif des quatre solutions de recharge pour un parc HLM, sur six critères.

Pour comprendre le fonctionnement technique d'une infrastructure collective de recharge, la logique est la même qu'en copropriété : un réseau électrique dédié dessert tout le parking, et chaque résident se raccorde quand il en a besoin. C'est le principe de notre solution de recharge en habitat collectif, déclinée dans notre offre dédiée aux bailleurs sociaux.

La solution publique du gestionnaire de réseau

Enedis, le gestionnaire du réseau public de distribution, peut aussi équiper le parking lui-même. Le principe : le réseau public de distribution d'électricité est prolongé jusque dans le parking de l'immeuble. Chaque borne est raccordée à un point de livraison (PDL) individuel, connecté à ce réseau et équipé d'un compteur du gestionnaire de réseau, de type Linky. Chaque utilisateur choisit son fournisseur d'électricité et fait installer sa borne par un opérateur référencé par Enedis. L'infrastructure fait partie du réseau public : c'est le gestionnaire de réseau qui l'entretient.

Pour le locataire, le parcours se déroule en trois temps :

  1. Il demande la création d'un point de livraison pour sa place et paie la pose du compteur dédié par le gestionnaire de réseau.
  2. Il souscrit un contrat d'électricité pour ce point de livraison, auprès du fournisseur de son choix.
  3. Il fait installer sa borne par un opérateur référencé par Enedis, qu'il paie lui-même.

Côté financement, le coût de l'infrastructure collective peut être préfinancé : le bailleur n'avance rien. Ce coût est ensuite remboursé progressivement par une quote-part que chaque locataire paie au moment de son raccordement, en plus de la pose de son compteur.

Ses avantages sont réels :

  • le réseau est entretenu par le gestionnaire de réseau, sur le long terme ;
  • chaque locataire choisit librement son fournisseur d'électricité ;
  • le bailleur n'avance pas le coût de l'infrastructure en cas de préfinancement.

Ses limites, surtout en logement social :

  • Un coût d'entrée élevé pour le locataire : quote-part de l'infrastructure, pose du compteur, achat de la borne et intervention d'un opérateur. S'y ajoute un abonnement d'électricité payé chaque mois.
  • Plusieurs interlocuteurs : le gestionnaire de réseau pour le raccordement, un fournisseur pour l'électricité, un opérateur pour la borne. En cas de panne, aucun ne répond de l'ensemble.
  • Pas de pilotage de puissance mutualisé entre les bornes : chaque point de livraison réserve sa propre puissance, ce qui sollicite davantage le réseau.
  • Des délais qui dépendent du planning de raccordement du gestionnaire de réseau.

C'est une solution sérieuse pour un parking où chaque place est attribuée et où les locataires sont prêts à gérer eux-mêmes plusieurs contrats et à en assumer le coût. Elle est moins adaptée aux places banalisées et aux ménages modestes, qui attendent un service clé en main avec un seul interlocuteur.

L'infrastructure collective en tiers-investissement, sans reste à charge

Dans ce modèle, un tiers-investisseur finance l’infrastructure collective (pour la part non couverte par le programme ADVENIR), en reste propriétaire pendant toute la durée du contrat et en confie l’exploitation à un opérateur. Le bailleur n’a aucun frais à engager. Seuls les locataires qui utilisent le service paient leur borne et leur abonnement, au même tarif, quelle que soit la date de leur raccordement.

Le principal acteur du tiers-financement est Logivolt, filiale à 100 % de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts). Selon le plan d'électrification présenté en avril 2026, l'entreprise avait déjà été retenue par plus de 6 000 copropriétés, représentant plus de 460 000 places de stationnement pré-équipées, dont 112 000 raccordables.

Son ambition à l'horizon 2030 : accompagner environ 26 000 immeubles et 1,7 million de places de stationnement, avec un pré-équipement pouvant être déployé en copropriété comme dans le logement social, sans investissement initial pour le bailleur dans le cadre du dispositif.

Pour les bailleurs sociaux, ce modèle constitue un levier concret pour anticiper la demande de recharge, équiper progressivement leurs parkings et accompagner l'électrification des mobilités sans mobiliser directement leurs fonds propres pour financer l'infrastructure collective.

Amperus est opérateur référencé Logivolt. Concrètement, le parking reçoit un compteur dédié, indépendant des parties communes, et un pré-équipement collectif (chemins de câbles et armoires divisionnaires) sur l'ensemble des places. Chaque locataire fait ensuite poser sa borne individuelle quand il le souhaite ; là où les places ne sont pas attribuées, des bornes partagées prennent le relais. Le contrat court sur 25 ans : à son terme, l'infrastructure est restituée gratuitement au bailleur, sans frais de transfert. Il peut alors prolonger le contrat ou gérer les bornes lui-même.

Le cas particulier des parkings extérieurs et des places non attitrées

Oui, un parking extérieur de HLM peut être équipé, et c'est même la configuration la plus courante du parc social. Les contraintes diffèrent du souterrain (cheminement des câbles, protections étanches et résistantes aux chocs, travaux de génie civil), mais elles sont désormais finançables : Advenir ajoute jusqu'à 8 000 € HT pour les travaux extérieurs, et des solutions sans tranchée existent.

Pourquoi l'extérieur est la norme en logement social

La plupart des ressources sur le sujet raisonnent « parking souterrain », par habitude de la copropriété urbaine. Le parc social, lui, s'est largement construit en grands ensembles, résidences en barres et résidences périurbaines, où l'on se gare en pied d'immeuble, dans une cour ou sur un parking aérien. Ces parkings sont souvent ouverts, avec des places banalisées.

Conséquence directe : le droit à la prise y joue peu, et seul un projet porté par le bailleur permet d'apporter la recharge à ces résidences.

Chez Amperus, nous construisons une solution clé en main, entièrement personnalisée pour chaque parc, en extérieur comme en intérieur. Nous nous adaptons aux contraintes techniques de chaque site, et non l'inverse. Tout commence par l'analyse de votre patrimoine, en pleine propriété comme en copropriété. Nous définissons ensuite avec vous le modèle technique et financier adapté, et vous conseillons sur les aspects techniques et juridiques, dans le respect de vos contraintes et du cadre de la commande publique. Lorsque vous lancez un appel d'offres, nous construisons une réponse adaptée, conforme au Code de la commande publique et aux spécificités de chaque patrimoine.

Places banalisées : la borne partagée et son financement (1 660 € par point de recharge)

Quand les places ne sont pas attribuées, deux options s'offrent au bailleur :

  • Des bornes partagées, accessibles par badge à tous les résidents, avec des règles d'usage (durée de connexion, tarification qui incite à libérer la place).
  • Des places dédiées attribuées aux locataires équipés d'un véhicule électrique, via un contrat de location de stationnement.

Advenir soutient la recharge partagée : jusqu'à 50 % du coût, dans la limite de 1 660 € HT par point de recharge, plus une surprime jusqu'à 8 000 € HT pour les équipements électriques et le câblage associés, et une aide jusqu'à 3 000 € HT pour un point de livraison dédié. Les bailleurs sociaux font partie des bénéficiaires.

La surprime Advenir travaux extérieurs (jusqu'à 8 000 €)

Depuis le 1er avril 2026, l'infrastructure collective en parking extérieur bénéficie d'une surprime qui couvre jusqu'à 50 % des surcoûts (voirie, réseaux, cheminement des câbles), dans la limite de 8 000 € HT jusqu'à 100 places, puis 80 € HT par place supplémentaire. Elle s'ajoute à la prime principale de 12 500 € HT : jusqu'à 20 500 € HT d'aides pour un parking de 100 places.

Point de vigilance propre aux bailleurs : la date de référence pour bénéficier du nouveau barème n'est pas un vote d'assemblée générale, mais la date d'engagement du projet, dont vous devez fournir un justificatif daté et signé.

Peut-on installer une borne sur un parking extérieur de HLM ?

Oui, s'il est sécurisé. C'est même la configuration la plus courante dans le parc social. Il faut un cheminement de câbles protégé, du matériel conçu pour l'extérieur et un éclairage suffisant. Advenir ajoute une surprime couvrant jusqu'à 50 % des surcoûts, dans la limite de 8 000 € HT, et des solutions sans tranchée ni terrassement existent désormais.

Comment recharger sa voiture électrique quand la place de parking n'est pas attitrée ?

Sur des places banalisées, le droit à la prise ne s'applique en principe pas : la solution passe par le bailleur. Il peut installer des bornes partagées accessibles par badge à tous les résidents, aidées par Advenir jusqu'à 1 660 € HT par point, ou attribuer des places dédiées aux locataires équipés d'un véhicule électrique.

Combien ça coûte, et qui paie ?

Une infrastructure collective coûte de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'euros HT selon la taille et la configuration du parking. Advenir en finance jusqu'à la moitié ; avec un tiers-investisseur, le reste à charge du bailleur est de 0 €. Le locataire, lui, ne paie que s'il se raccorde.

Le budget d'une infrastructure collective : deux exemples chiffrés

Ces deux devis types sont issus de projets Amperus en copropriété. Les postes sont identiques en logement social ; seuls la gouvernance et le circuit de décision changent.

Exemple 1 : petit parking, financement par le propriétaire

PosteMontant
Raccordement d'un nouveau point de livraison1 500 €
Canalisations dédiées aux tableaux électriques3 400 €
Tableaux électriques1 800 €
Système de pilotage600 €
Études et maîtrise d'œuvre750 €
Total HT avant aides8 050 €
TVA 5,5 %442,75 €
Total TTC avant aides8 492,75 €
Aide Advenir− 4 246,38 €
Reste à charge4 246,38 €

Devis type Amperus, petit parking. Montants indicatifs, hors aides locales.

Exemple 2 : parking plus important, financement Advenir + Logivolt

PosteMontant
Raccordement d'un nouveau point de livraison1 500 €
Canalisations dédiées aux tableaux électriques7 800 €
Tableaux électriques5 500 €
Système de pilotage1 400 €
Études et maîtrise d'œuvre500 €
Total HT avant aides16 700 €
TVA 5,5 %918,50 €
Total TTC avant aides17 618,50 €
Aide Advenir− 8 809 €
Financement Logivolt− 8 809 €
Reste à charge0 € (sous réserve d'éligibilité)

Devis type Amperus, parking plus important. Reste à charge nul sous réserve d’éligibilité Advenir et Logivolt.

Les aides mobilisables en 2026 : tableau récapitulatif

AideMontantBénéficiaireConditions
Advenir – infrastructure collectiveJusqu'à 50 %, plafond 12 500 € HT jusqu'à 100 places, puis 125 € HT par placeBailleurProjet engagé depuis le 1er avril 2026, justificatif daté
Advenir – surprime travaux extérieursJusqu'à 50 % des surcoûts, plafond 8 000 € HT jusqu'à 100 places, puis 80 € HT par placeBailleurParking extérieur (voirie, réseaux, câbles)
Advenir – point de recharge partagéJusqu'à 50 %, plafond 1 660 € HT par point (+ surprime câblage jusqu'à 8 000 € HT, + point de livraison dédié jusqu'à 3 000 € HT)BailleurPlaces mutualisées
Advenir – point de recharge individuelJusqu'à 50 %, plafond 1 000 € HT par pointLocataireDossier signé depuis le 1er avril 2026
TVA réduite5,5 % sur la fourniture et la poseBailleur et locataireLogement achevé depuis plus de 2 ans, installateur qualifié IRVE

Barèmes Advenir en vigueur depuis le 1er avril 2026, à vérifier au montage de chaque projet.

Avant le 1er avril 2026, les plafonds étaient de 8 000 € HT pour l'infrastructure collective et de 600 € HT pour la borne individuelle. Le crédit d'impôt pour borne de recharge, lui, a pris fin le 31 décembre 2025. Les barèmes officiels sont publiés sur la page Advenir dédiée aux immeubles collectifs ; nous en détaillons les évolutions dans le détail des barèmes Advenir 2026.

Ce que paie le locataire : borne, abonnement, énergie

Le locataire ne paie que s'il se raccorde. Les non-utilisateurs ne paient rien, et la recharge n'est jamais intégrée aux charges locatives. C'est un argument décisif auprès des associations de locataires. L'utilisateur paie trois éléments :

  1. Sa borne et sa pose, dont le prix peut être réduit par la prime Advenir (jusqu'à 1 000 € HT, sous réserve d'éligibilité) et par la TVA à 5,5 %.
  2. Un abonnement sans engagement, qui couvre la supervision, la maintenance et le service client.
  3. Sa consommation réelle est facturée directement par l'opérateur. Le plan d'électrification estime une recharge à domicile à environ 3 € pour 100 km, contre 8 € en diesel, soit jusqu'à 1 000 € d'économie par an pour un ménage.

Le cadre tarifaire est défini en amont avec le bailleur, de façon cohérente à l'échelle de tout le patrimoine. Chaque locataire accède au même service aux mêmes conditions, avec un écart possible entre parkings intérieurs et extérieurs : c'est aussi une question d'équité. L'opérateur facture directement les utilisateurs ; le bailleur ne gère ni relances, ni impayés liés à la recharge. En cas de déménagement, la borne peut être désinstallée et récupérée, revendue au locataire suivant, ou réinstallée dans le nouveau logement si c'est techniquement possible.

Pour un ménage qui loue sa voiture 140 à 200 € par mois en location sociale, la recharge à domicile est ce qui rend l'électrique réellement économique. Pour comparer les formules, voyez ce que paie réellement le locataire avec ou sans abonnement.

Lancer un projet IRVE quand on est bailleur social : les 6 étapes

Un projet de recharge en logement social se déroule en six étapes, de l'analyse du patrimoine à la gestion au quotidien. De l'analyse de vos besoins au déploiement des bornes, nous vous accompagnons dans chaque étape de votre projet de recharge, y compris dans le cadre d'un appel d'offres de concession de service.

1. Comprendre vos besoins

Analyse de votre patrimoine en pleine propriété et/ou en copropriété, définition du modèle technique et financier adapté, et conseil sur les aspects techniques et juridiques, dans le respect de vos contraintes et du cadre de la commande publique.

2. Structurer la réponse

Nous construisons une réponse adaptée à vos appels d'offres dans le respect du Code de la commande publique et des spécificités de chaque patrimoine.

3. Gestion des financements disponibles

Nous prenons en charge les démarches liées aux dispositifs Advenir et Logivolt, de la constitution des dossiers jusqu'à la mobilisation des financements.

4. Déploiement de l'infrastructure

Un chargé d'affaires Amperus pilote l'ensemble du programme. Il supervise les chantiers et vous informe de leur avancement. Un espace dédié vous permet aussi de suivre les travaux en temps réel.

5. Installation des bornes à la demande

Chaque locataire qui le souhaite choisit sa borne et son abonnement sur un espace de souscription dédié. Pour l'aider à choisir, voyez quelle puissance de borne choisir. Amperus installe ensuite la borne directement sur sa place de stationnement et la met en service rapidement.

6. Suivi, maintenance et gestion au quotidien

Amperus assure la supervision, la maintenance et l'évolution de la solution, sans mobiliser vos agences ni vos gardiens.

Les 5 erreurs qui font échouer un projet de recharge en HLM

  1. Attendre la première demande de droit à la prise pour lancer le sujet. Le délai de 3 mois vous oblige alors à décider dans l'urgence. Un projet collectif déjà arbitré vous permet de répondre sereinement, et c'est un motif d'opposition recevable.
  2. Ne pré-équiper qu'une fraction des places. Rouvrir le chantier deux ans plus tard coûte plus cher, crée une inégalité entre locataires et sort des modèles de financement conçus pour 100 % des places.
  3. Se brancher sur le compteur des parties communes. Il sature vite, mélange les consommations et ouvre la porte aux contestations de charges. Exigez un compteur dédié.
  4. Oublier les parkings extérieurs du périmètre. C'est souvent la majorité de vos places. Ils sont finançables, avec une surprime Advenir dédiée, et équipables sans tranchée.
  5. Ne pas anticiper la facturation et les impayés. Un bailleur n'a pas vocation à revendre de l'électricité, ni à relancer des locataires pour des kilowattheures. Choisissez un modèle où l'opérateur facture directement chaque utilisateur et gère lui-même les impayés.

Vous gérez un patrimoine social ?

Identifiez les résidences que vous pouvez équiper sans reste à charge. Amperus réalise une étude technique gratuite sous 48 h à partir de vos plans.

  • Étude gratuite sous 48 h
  • 0 € de reste à charge possible
  • Compatible commande publique
Demander l’étude de mon patrimoine

‍

Pourquoi nous faire confiance

  • Amperus est membre fondateur de l'AFOR (2021), l'association des opérateurs de recharge en résidentiel collectif, qui couvre 99,6 % des immeubles en copropriété adressés par les opérateurs, soit 27 000 copropriétés et plus de 1,5 million de foyers.
  • Opérateur référencé Logivolt, filiale de la Caisse des Dépôts.
  • Certifié Qualifelec IRVE (étude, conception, installation), installations validées par le Consuel. Bornes fabriquées en France, note de 4,9/5.

Sources

FAQ – Borne de recharge en HLM et logement social

Un locataire de HLM peut-il installer une borne de recharge sur sa place de parking ?
Oui. Grâce au droit à la prise, un locataire HLM peut demander au bailleur, par lettre recommandée avec un descriptif des travaux, l'installation d'une borne à ses frais. Ce droit vise les places attribuées, intérieures ou extérieures sécurisées. Le bailleur a 3 mois pour s'y opposer pour un motif sérieux et légitime.
Le bailleur social peut-il refuser une demande de borne de recharge ?
Seulement pour un motif sérieux et légitime, en saisissant le tribunal judiciaire dans les 3 mois suivant la demande. Trois motifs sont recevables : un projet d'infrastructure collective décidé ou en cours, une impossibilité technique, ou le non-respect des normes de sécurité. Sans opposition dans ce délai, le locataire peut faire installer sa borne.
Qui paie l'installation d'une borne de recharge en HLM ?
Cela dépend du montage. En droit à la prise, le locataire paie tout. En infrastructure collective, le bailleur finance l'équipement du parking avec jusqu'à 50 % d'aide Advenir ; avec un tiers-investisseur comme Logivolt, son reste à charge peut tomber à 0 €. Le locataire paie ensuite sa borne, son abonnement et sa consommation.
Un bailleur social est-il obligé d'installer des bornes de recharge ?
Non pour ses parkings existants : l'obligation d'équipement de 2025 ne concerne que les bâtiments non résidentiels. En revanche, les places doivent être pré-équipées dans le neuf (100 % des places pour les permis déposés depuis le 11 mars 2021, parkings d'au moins 10 places) et lors d'une rénovation importante du parking.
Quelles aides pour une borne de recharge en logement social en 2026 ?
Depuis le 1er avril 2026, Advenir finance jusqu'à 50 % de l'infrastructure collective, dans la limite de 12 500 € HT par parking de 100 places, plus 8 000 € HT pour les travaux extérieurs et 1 660 € HT par point de recharge partagé. Le locataire peut obtenir jusqu'à 1 000 € HT pour sa borne. La TVA est réduite à 5,5 %.
Combien coûte l'équipement d'un parking de logement social ?
Comptez de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’euros HT selon la taille et la configuration. Exemples de devis Amperus : 8 050 € HT pour un petit parking, soit environ 4 246 € de reste à charge après Advenir, et 16 700 € HT pour un parking plus important, soit 0 € avec Advenir et Logivolt.

Pour aller plus loin...

Borne de recharge en copropriété
12 min de lecture

Voiture électrique ou essence : le comparatif complet des coûts, en maison et en appartement

Coût aux 100 km, recharge en appartement, aides 2026 : le comparatif chiffré avec simulateur.
Lire l'article
Borne de recharge en copropriété
12 min de lecture

Borne de recharge en HLM : le guide 2026 pour les bailleurs sociaux et leurs locataires

Loi, solutions, coûts et aides 2026 pour équiper un parking HLM en bornes de recharge.
Lire l'article
Borne de recharge en copropriété
12 min de lecture

Pourquoi faciliter l'accès à la recharge dans vos copropriétés ?

Solutions, financement Advenir et Logivolt, vote en AG : équiper sa copropriété en bornes.
Lire l'article